facebook_logos_PNG19754.png

© 2020 Place aux Citoyens. 

Finances municipales

Le 27 novembre 2019

VÉRIFICATION DES FAITS: L'ENDETTEMENT À LA PRAIRIE (temps de lecture : 3 minutes)

Le maire ne s’en vantera pas sur les réseaux sociaux ni dans les médias: entre 2014 et 2018, alors que la population augmentait de 5% l’endettement imposé aux Laprairiens augmentait de 53%.

 

 

Source : données du ministère des affaires municipales et de l’habitation (MAMH)

Les dépenses fastueuses du maire (elles seront éventuellement facturées sur votre compte de taxes) expliquent cette hausse alarmante. Il est à prévoir que si la tendance se maintient, l’endettement qui vous est imposé fracassera sous peu la barre des… 100 millions $.

Vous remarquerez que quand le maire vous parle de ses accomplissements, il parle de "surplus". Bravo mais précisons qu’il n’a pas le choix de faire des surplus. La loi l’y oblige. Elle interdit aux villes de faire des déficits: lorsque questionné à ce sujet, le maire l'a lui-même confirmé lors de la séance du conseil du 7 octobre 2019. Pour "l’endettement" par contre, c'est autre chose.

Pour ceux qui confondraient "surplus" avec "endettement": disons que vous achetez une voiture à 40,000$ que vous financez à 300$ par mois. Avec votre salaire, vous en avez assez pour couvrir vos paiements mensuels et peut-être même pour vous offrir un voyage dans le sud à la fin de l’année: ce voyage, c’est votre surplus. Mais vous traînez néanmoins ce qu’il vous reste à payer pour la voiture les prochaines années: c’est votre endettement.

Le problème avec l’endettement, c’est qu’il contribue à donner soif de revenus et plus il augmente, plus la soif de revenus augmente. Tant que le maire peut compter sur la vente de terrains qui seront convertis en projets immobiliers pour générer de nouvelles taxes, l’équation se tient à la limite. Mais quand bientôt il ne restera plus de terrains à vendre à La Prairie car Bye Bye Golf, Bye Bye Carrière, Bye Bye Grand Boisé (ou Grand "Déboisé" devrait-on dire) pour ne nommer que ceux-là, comment l’endettement sera-t-il payé?

Place aux citoyens regrette que la rigueur financière de l’administration précédente (celle de feu mairesse Roussel) ait été mise de côté par celle du maire Serres. Alors que le conseil municipal devrait permettre aux payeurs de taxes de profiter de la situation enviable de laquelle il a hérité, il a découvert la caverne d’Ali Baba et en exploite les richesses aux frais des contribuables.

Le maire aura beau se justifier en disant que l’endettement est dans les normes, il n’en demeure pas moins qu’il a substantiellement détérioré la situation financière de la ville. Dans nos prochaines publications, nous mettrons en lumière l’endettement de La Prairie avec des villes comparables.

Chers citoyens, alors que l'endettement augmentait de 53% entre 2014 et 2018, votre salaire a-t-il aussi augmenté de 53%?

 

 

 

 

 

Publié le 15 septembre 2019

QUELLE EST LA RÉMUNÉRATION ANNUELLE DU MAIRE DE LA PRAIRIE (temps de lecture: 2 minutes)

67,960$… 84,555$... 110,028$... 126,978 ?

 

Connaissez-vous la réponse? Sans porter de jugement sur le travail du maire ou sur le salaire que mérite cette fonction, Place aux citoyens croit fermement que tous les élus ont un devoir de transparence. Or à l’heure actuelle, le maire de La Prairie ne répond pas à ce critère.

En effet, en novembre 2018 la Ville a émis un avis public pour aviser les citoyens que le conseil municipal fixe la rémunération de base du maire à 67,960$ et son allocation de dépenses à 16,595$. Cet avis ayant été repris dans le journal Le Reflet (*), vous pourriez donc être portés à croire que le maire gagne autour de 84,555$.

Ce montant est exact, quoique trompeur.

Il faut fouiller jusqu’à la page S 45 des états financiers 2018 de la Ville (*) pour se rendre compte que la rémunération du maire, en tenant compte des montants reçus d’organismes mandataires ou supra-municipaux (ex : MRC, régie, organisme public de transport) sur lesquels il siège, est de 110,028$. En incluant les allocations de dépenses, ce total grimpe à 126,978$ (*), soit 50% de plus que ce qui a été annoncé dans l’avis public et le journal Le Reflet. Vous en conviendrez, la différence est considérable.

Rappelons que depuis 2018, la loi prévoit que les conseils de ville peuvent décider eux-mêmes de leur rémunération. Dans ce contexte, et par souci de transparence, pourquoi ne pas divulguer la rémunération réelle du maire dans les avis publics? En bout de ligne, c’est bien le contribuable qui paie la note.

Soulignons que selon nos calculs, la rémunération totale du maire par habitant revient à 5.19$ à La Prairie. Nettement plus élevée que par exemple (*), 4.60$ par habitant à St-Lambert, 3.87$ par habitant à Candiac, ou 3.50$ par habitant à St-Bruno (ville de taille comparable à La Prairie).

Nous n’avons pas d’objection à ce que le maire siège à divers organismes, puisqu’il en a clairement le temps. Et que ce faisant, cela lui permette d’augmenter considérablement sa rémunération. Mais qu’on ne fasse pas croire aux citoyens de La Prairie que le travail du maire en est un à temps plein, dont la rémunération est de 84,555$.

Place aux citoyens anticipe fébrilement les prochaines élections municipales pour y proposer, entres autres, plusieurs changements au niveau de la transparence et de la rémunération des élus.

* Sources : Journal le Reflet (édition du 8 novembre 2018), états financiers 2018 Ville de La Prairie, Le Courrier du Sud (édition du 7 mai 2019), Journal de Montréal (édition du 14 septembre 2019).

Publié le 14 août 2019

OÙ VONT VOS TAXES MUNICIPALES? (temps de lecture: 2 minutes)

LES ALLOCATIONS DE TRANSITION AUX CONSEILLERS: UN GASPILLAGE DE FONDS PUBLICS

Saviez-vous qu’à La Prairie, un conseiller municipal peut conserver son emploi de jour et malgré tout, avoir droit à une généreuse "allocation de transition" lorsqu’il cesse de siéger au conseil?

À ne pas confondre avec "l’allocation de départ" à laquelle il a aussi droit. Ni à son "fonds de pension", également financé en bonne partie par les contribuables. À ne pas confondre non plus avec les allocations des députés provinciaux et/ou fédéraux qui eux, siègent à temps plein.

Mais revenons à "l’allocation de transition" à La Prairie: sachez qu'elle représente une année de salaire, suite à quatre années (ou plus) de services rendus (*). Et ce, payé à même votre compte de taxes. Dans le contexte où, selon des conseillers retraités qui se sont confiés à Place aux citoyens, le poste de conseiller est un emploi à temps partiel qui nécessite une disponibilité d’environ une dizaine d’heures par semaine, on peut se poser la question:

Légal? Oui. Moral? À vous d’en juger.

Prenons un exemple, soit celui de Julie Tremblay-Gauthier, propriétaire d’une agence de voyage. Élue (sous le nom de Julie Gauthier) dans le district de La Clairière en 2017, elle cumule à ce jour le poste de conseillère en plus de son emploi à l’agence de voyage. Sans juger ici de son travail au conseil, si elle décidait de ne pas se représenter aux élections de 2021 pour se consacrer uniquement à son emploi à l’agence, elle aurait droit malgré tout à une "allocation de transition" d’environ 22,800 $ en plus d'une allocation de départ d’environ 3,000 $.

Que Mme Gauthier ait droit à une allocation de départ, soit. Mais une allocation de transition? Quelle transition?

 

D’autres exemples?

  • Yves Sénécal, ex-conseiller dans La Bataille, parti à la retraite avec une "allocation de transition" de 21 300 $ en plus de son fonds de pension et de son allocation de départ de 12 300 $ (**).

  • Suzanne Perron, ex-conseillère dans La Clairière, partie à la retraite avec une "allocation de transition" de 26 500 $ en plus de plus de son fonds de pension et de son allocation de départ de 10 400 $ (**).

  • Ève Barette-Marchand, ex-conseillère dans La Citière, partie avec une "allocation de transition" de 21 300 $ et ce, après un unique mandat de 4 ans, en plus de son fonds de pension et de son allocation de départ (**).

 

Place aux citoyens considère qu’un conseiller qui part à la retraite, ou qui décide de ne pas se représenter pour se consacrer uniquement à son emploi de jour, ne devrait pas avoir droit à "l’allocation de transition". L’allocation de départ et le fonds de pension suffisent amplement. L’allocation de transition, quoique légale, est largement exagérée. Vérification faite, certaines villes comme St-Bruno ont d’ailleurs décidé de ne plus l’allouer.

Comme le dit Martin Francoeur dans un article paru dans Le Nouvelliste (***): "Difficile de voir autre chose, dans les allocations de transition versées aux conseillers municipaux qui quittent, que du salaire déguisé".

Il est grand temps que le conseil municipal mette fin à ce gaspillage de fonds publics qui nous a coûté plus de 90 000 $ en 2018. Imaginez ce qu’un organisme de bienfaisance, ou de protection de l’environnement, aurait pu faire avec de tels fonds.

Sources:

*  tiré du règlement 1318-M adopté à l’unanimité par le conseil municipal de La Prairie

** tiré des états financiers, rémunération des élus, exercice terminé le 31 décembre 2018

*** tiré du Nouvelliste, édition du 9 décembre 2017 intitulée "des allocations injustifiées" (cliquez ci-dessous pour lire l'article): 

 https://www.lenouvelliste.ca/opinions/editorial/des-allocations-injustifiees-075582fefc88eec9f6ae3342028a7b53

Publié le 15 novembre 2018

PARLONS DE L'ENDETTEMENT À LA PRAIRIE

Parlons de l'endettement de La Prairie, un sujet qui devrait vous captiver. Comme vos taxes municipales servent, du moins en partie, à acquitter le remboursement de la dette et que le service de la dette coûte déjà +/- 7 M$ par année aux contribuables, voici ce que vous devriez savoir.

Le conseil municipal a récemment rendu public son programme triennal d’immobilisations pour les années 2019-2020-2021. Ce programme regroupe les investissements que la ville prévoit faire sur son territoire pour les 3 prochaines années. Il est pour le moins préoccupant de constater l'impact qu'aura ce programme sur l’endettement à long terme imposé aux Laprairiens.

Selon les données contenues sur le site web du Ministère des Affaires Municipales et de l’Occupation du Territoire (MAMOT), l’endettement total net à long terme de La Prairie se situait à 61,8 M$ au 31 décembre 2017.

 

Il est à prévoir que l’endettement total à long terme passera au minimum de 61,8 M$ à 77.9 M$ en 2018 (à moins que la Ville ne pige dans ses surplus), en raison de l'investissement dans le nouvel aréna municipal qui représente à lui seul un coût d’environ 16.1 M$ (sans compter l'éventuelle deuxième glace). Rappelons que la ville estimait initialement le coût du projet à 9 M$, qu’elle a échoué à obtenir une subvention du MAMOT pouvant le financer jusqu'à 50%, mais qu’elle a été de l’avant avec sa construction malgré tout.

Quant à la perspective pour les années 2019 à 2021, elle risque fort de se dégrader. Le programme triennal prévoit des dépenses de 80.7 M$ en immobilisations. Or de ce montant, 41,4 M$ seront financés par des emprunts à long terme. Malgré les remboursements de la dette qui seront effectués durant cette période, il est donc probable que l’endettement total de la ville franchira le cap de 100 M$ d’ici la fin de l’année 2021, soit 3 fois le niveau de 2009 quand il était de 33,3 M$.

Même en tenant compte de l’accroissement de la population, cela viendra mettre une forte pression sur les prochains budgets. Si les taux d’intérêts continuent à monter, comme le prévoient la plupart des experts économiques, cela pourrait se traduire par une augmentation importante du service de la dette. Chaque augmentation de 1% des taux de financement pourrait signifier 1,0 M$ en coûts additionnels sur une dette de 100 M$.

Place aux citoyens considère que le conseil municipal devrait agir de façon plus responsable envers la population et les payeurs de taxes. La croissance des investissements de la ville devrait être proportionnelle à la croissance de sa population (estimée à 11% entre 2009 à 2018) et la politique de gestion de la dette devrait viser à minimiser l’endettement des citoyens de La Prairie. Ce faisant, la ville conserverait toute la flexibilité dont elle pourrait avoir besoin en cas d'imprévus et cela permettrait également de s'assurer de garder le contrôle sur le niveau des taxes.